Environnement & Société

PLOUF :  étudier les pressions anthropiques sur les lacs de montagne

Les études montrent que les lacs de montagne subissent des pressions humaines, à la fois globales et locales. Les gestionnaires d’espaces naturels s’inquiètent notamment d’une augmentation forte de la fréquentation en montagne depuis la crise sanitaire du COVID-19 accompagnée de l’essor de nouvelles pratiques telles que la baignade, le bivouac, etc. PLOUF est né pour répondre à ces préoccupations... 

Publié le 23 févr. | Mis à jour le 24 févr.

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Pollution des Lacs de Montagne et l’Observation des Usages récréatiFs : PLOUF !  

L’objectif de PLOUF est double : mieux connaître les usagers des lacs de montagne — leurs profils, leurs pratiques et leur attachement à ces milieux — et évaluer l’empreinte de ces usages sur les écosystèmes lacustres. Les résultats obtenus doivent permettre d’apporter des éléments concrets d’aide à la décision aux gestionnaires, afin de mettre en place des mesures de protection et de gestion adaptées. 

À la croisée des sciences humaines et sociales et des sciences environnementales, le projet est co-porté par l’Université Savoie Mont Blanc, Asters-CEN74 et le Parc National des Ecrins. Il est financé par l’Office Français de la Biodiversité, le Labex ITTEM(Innovations et transitions territoriales en montagne) et de la Zone Atelier Alpes. 

Durant l’été 2025, de nombreuses enquêtes auprès du public et un échantillonnage intensif d’eau et de sédiments ont été réalisés sur 10 lacs de montagne, répartis entre les Réserves Naturelles Nationales de Haute Savoie et le Parc National des Écrins. Au menu : questionnaires variés et analyses de polluants dont, entre autres, les résidus de crème solaire, les produits pharmaceutiques, les résidus de savons, les métaux lourds ou encore les microplastiques. 

ITTEM: Innovations et Transitions territoriales en montagne

Des résultats préliminaires  

Des enquêtes montrent que, malgré la présence de personnes découvrant la randonnée en montagne et un regain d'intérêt pour cette activité, la majorité des répondants sont des randonneurs expérimentés, appartenant à des groupes sociaux privilégiés.  

Prochaine étape : croiser les résultats chimiques avec les données de fréquentation et les caractéristiques des lacs pour pouvoir les interpréter.

Fortes de cette première campagne, les équipes du projet PLOUF repartiront sur le terrain en 2026. D’ici-là, l’analyse des résultats se poursuit pour cibler les indicateurs les plus pertinents à suivre lors de cette nouvelle campagne. 

Projet porté par Ilann Bourgeois, Alice Nikolli, Marine Souchier